Le Maroc poursuit une politique énergétique fondée sur la diversification de ses sources d’approvisionnement, dans le but de sécuriser ses besoins et de réduire les risques liés aux fluctuations géopolitiques. Selon les données récentes de l’Office des changes pour l’année 2024, le Royaume s’appuie sur un large éventail de partenaires internationaux pour l’importation de ses hydrocarbures.
Avec des achats effectués auprès d’environ 24 pays, le Maroc couvre ses besoins en gasoil, essence, fuel, gaz de pétrole liquéfié et charbon. Cette stratégie permet d’éviter une dépendance excessive à une seule région du monde, même si l’Europe demeure le principal fournisseur, suivie par l’Asie et, dans une moindre mesure, l’Afrique. Les États-Unis, quant à eux, occupent une place importante en tant que partenaire unique sur le continent américain.
Malgré cette diversification, certains points de vulnérabilité subsistent. Le gasoil, qui constitue une part essentielle de la consommation énergétique nationale, notamment pour le transport terrestre, reste fortement dépendant de certaines zones sensibles, en particulier le Golfe. Cette situation expose le pays aux risques liés aux tensions géopolitiques dans cette région.
Par ailleurs, les sources d’approvisionnement varient selon les produits. L’Espagne et les États-Unis figurent parmi les principaux fournisseurs, offrant une large gamme de produits énergétiques. D’autres pays européens et du Moyen-Orient contribuent également, mais de manière plus ciblée.
Concernant l’essence, le Maroc s’appuie sur une diversité de fournisseurs, ce qui limite les risques de rupture. En revanche, le gaz butane demeure concentré sur un nombre restreint de partenaires, notamment les États-Unis. Toutefois, la présence de stocks stratégiques permet de garantir une certaine stabilité de l’approvisionnement.
Le fuel, largement utilisé dans l’industrie et la production d’électricité, provient de plusieurs pays, traduisant une volonté de diversification accrue, notamment depuis l’arrêt de la raffinerie nationale. Quant au charbon, bien que son usage tende à diminuer avec le développement des énergies renouvelables, il reste un pilier important du mix énergétique, principalement pour les centrales électriques.
Dans l’ensemble, cette stratégie d’ouverture et de diversification permet au Maroc de renforcer sa résilience énergétique, tout en poursuivant sa transition vers des sources plus durables.
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